Conférence de presse Reem Talhami et la troupe Al Ens Wal Jam

55ème édition du Festival international de Carthage

Conférence de presse

Reem Talhami et la troupe Al Ens Wal Jam

 Media center du Théâtre romain de Carthage

 

La Palestine est à l’honneur au Festival International de Carthage ave c une soirée double partagée entre la grande voix et non moins comédienne l’artiste Reem Talhami qui assurera la première partie de la soirée et la jeune troupe Al Ens Wal Jam créée en 2017 pour la seconde partie.  Et c’est lors de la conférence de presse qui leur a été réservée que les représentants des media ont pu échanger avec ces deux ambassadeurs de la chère Palestine. Retrouver Reem Talhami qui a déjà foulé la scène de Carthage et découvrir le jeune groupe Al Ens Wal jam.

«Puisque c’est une soirée partagée avec la troupe Al Ens Wal Jam, j’ai préparé pour Carthage, un spectacle de 50 minutes qui sera un voyage entre les différents genres musicaux que le public connait de moi : chant lyrique, chansons populaires de Palestine, des chansons à textes et même des chansons tunisiennes. Ce retour à Carthage a un gout particulier pour moi, c’est un retour de celui qui s’est langui et espère des retrouvailles après 27 ans de séparation. Car mon dernier passage au Festival international de Carthage remonte à 1992 avec une participation aux «  voix de la liberté » du grand Maestro Mohamed Garfi ».

Et elle poursuit : « je n’ai jamais voulu être une chanteuse uniquement, j’ai toujours aimé chercher des formes nouvelles pour présenter ce que je fais, et l’engagement pour moi n’est pas forcement chanter la cause palestinienne, et des thématiques révolutionnaires, les temps ont changé et les notions même ont changé, nous aussi avons changé et notre réalité avec, seule chose qui persiste c’est l’occupation…donc être une chanteuse engagée a pris de nouvelles dimensions pour nous tous »

Reem Talhami, malgré son long parcours sur la scène musicale et théâtrale reste parmi les artistes palestiniennes les moins médiatisées. C’est un choix qu’elle a voulu pour suivre une carrière toute en sobriété et en retenue et se dit être une artiste qui travaille en silence, qui ne cherche pas les apparitions médiatiques sans pour autant les refuser. Elle fait son bonhomme de chemin comme elle l’a voulu et décidé «  j’ai fait le choix de me retirer de toutes les fausses guerres et les lutes qui ne sont pas pour moi essentielles ».

Connu par leur titre phare qui fait éclater les réseaux sociaux avec plusieurs milliers de vues sur YouTube «  Taralally », le  groupe palestinien «  Al Ens Wal Jam » formé en 2017 a choisi ce nom parce qu’il traduit pour eux le sens de la musique « Al Ens » l’humain et « El Jam » qui vient de la jam session qui est l’état, la fusion, l’échange.

Les membres du groupe ont déclaré que l’idée de la création du groupe est venue presque spontanément, de la synergie, la complicité et l’amitié qui les réunissent, ils sont tous musiciens depuis de longues années et chacun d’entre eux porte ses influences, ses choix et son monde musical : jazz, blues et oriental…ce qui a fait du groupe un état ou un rituel musical donnant ainsi une nouvelle image à la chanson palestinienne, une sorte de rencontre entre amis, un échange où chacun apporte du sien pour écrire ensemble cette nouvelle chanson  où l’on ressens l’ambiance conviviale et amicale qui les réunit. Et du coup la chanson est sortie pour se placer dans  une zone vierge et attrayante, ni élitiste ni populaire, ni émotionnelle, ni sarcastique. Une nouvelle chanson palestinienne hospitalière, bavarde et mélancolique, qui raconte la vie de tous les jours, l’impossibilité de l’amour, le quotidien inimaginable pour nous, une chanson qui raconte, qui décrit et impulse la joie qu’ils ont à jouer ensemble.

previous arrow
next arrow
ArrowArrow
Slider
FEATURE POST