La date du 13 août revêt une dimension fortement symbolique, comme c’est la Journée nationale de la femme tunisienne. À cette occasion, le théâtre antique de Carthage a accueilli Nabiha Karaouli, une figure imminente de la chanson tunisienne. Mme la ministre des Affaires culturelles Amina Srarfi et Mme la ministre de la Famille, de la Femme, de l’Enfance et des Personnes âgées Asma Jabri ainsi que M. le Président de l’ARP Brahim Bouderbala étaient présents à cet événement.
Le spectacle a été diffusé en direct sur la chaîne nationale Watania 1.
Avant le concert, l’écran géant a mis à l’honneur, à travers une série de photographies, des femmes brillantes et pionnières dans différents domaines.
Nabiha Karaouli est une voix qui a fortement marqué la scène artistique tunisienne. Artiste passionnée et engagée, elle a bâti une carrière solide, avec près de trois décennies de tubes, de succès sur scène et de distinctions. Cette soirée marque son grand retour dans le cadre du Festival international de Carthage, après 16 ans d’absence. Le théâtre était archicomble. Cette forte affluence témoigne de la popularité durable de Nabiha Karaouli, sa place étant demeurée intacte dans le cœur du public tunisien.
La setlist du spectacle est composée intégralement de chansons issues du répertoire propre de la star. Elle a parcouru ses albums anciens, tout en faisant la part belle à ses productions récentes, naviguant entre balades romantiques et titres particulièrement entraînants.
La soirée a été entamée avec « Metchawiga », la chanson qui donne son titre à l’album sorti en 1999. Nabiha Karaouli a enchaîné avec « Ken galbi ytawaani » qui figure sur l’album du même nom datant de 1994. La star a également interprété d’autres titres qui ont fait son succès dans les années 90 et 2000, dont « Ma7leha », « Ija nkolek », « Choftek marra », « Layam wel maktoub »…
L’enthousiasme du public de tous âges qui l’a accompagnée en chœur prouve une fois de plus que sa musique résiste au temps et aux modes éphémères. Ce qui distingue, de plus, le répertoire de Nabiha Karaouli, c’est qu’elle soit fortement attachée aux sonorités tunisiennes et à notre dialecte.
Les enfants de la chorale de Sidi Sami ont été invités sur scène pour le titre patriotique « Bledi ».
Le programme a également inclus « Hezz ayounek », « Wech », « Tnedili wenedik », « Layam wel maktoub », « Mabrouka tetbarra » qui porte un hommage aux femmes victimes de violences conjugales, « Galouli jey » et bien d’autres tubes qui ont traversé les époques sans perdre leur impact émotionnel.
De ses œuvres plus récentes, qu’elle interprète sur scène pour la première fois, Nabiha Karaouli a chanté « Yamma », un hommage fortement émouvant à sa propre mère . Il y a eu également « Hedha eli bik » et « Layam » sorties en single il y a deux mois.
Le concert a été clôturé par « Ye leli », un titre bien rythmé.
Lors de la conférence de presse, l’artiste a déclaré avoir vécu ce concert à l’occasion de la Journée nationale de la femme comme une consécration qui couronne son parcours, ainsi qu’une responsabilité de taille. Elle a également souligné la quête permanente de l’innovation qui façonne et guide ses choix artistiques.
Cette soirée a ainsi été un hommage à la créativité féminine, à travers la voix de Nabiha Karaouli, et à la chanson tunisienne, en perpétuel renouveau et qui porte un pan important de notre mémoire collective et notre identité.